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Le Crache-sang, Timarque ou Chrysomèle noire : Il présente la particularité, en cas de dérangement, de faire le mort puis d’émettre par la bouche mais aussi par les articulations, un liquide rouge-orangé qui aurait un très mauvais goût pour les prédateurs.

IMG_5862C Lorenzo di Credi. FROM GOTHIC TO HUMANISM, CALLED “RENAISSANCE”, TO MODERN ART
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Image by jean louis mazieres
Lorenzo di Credi. 1459-1537. Florence. Sainte Famille. Holy Family. Dresde. Gemäldegalerie Alte Meister.

DU GOTHIQUE A L’HUMANISME, APPELÉ "RENAISSANCE", A L’ART MODERNE

La peinture italienne des 13è-15è siècles est particulièrement instructive : Elle met en évidence l’évolution très progressive de la peinture européenne qui part d’ un style linéaire, proche du style de Byzance et du style Paléo-chrétien ("la peinture plate", en deux dimensions), pour arriver au style totalement réaliste, qui s’imposera à la fin du 15è et au 16è siècle (la peinture en trois dimensions).
Cette évolution est déjà perceptible pendant la période de l’art roman, mais elle devient évidente surtout pendant la période gothique. Elle peut être très bien aperçue dans les oeuvres peintes dans les livres : les enluminures. Selon les écoles l’évolution est plus ou moins rapide, mais elle suit le même chemin.
Peu à peu, au cours des 14è et 15è siècles, les artistes du gothique italien parviennent à rendre de manière plus convaincante, plus conforme à la vision humaine, les volumes des personnages, les expressions psychologiques, et la perspective. Les tableaux gagnent en profondeur, l’illusion de la troisième dimension sur une surface plane (mur, livre ou tableau de chevalet) se fait à chaque génération plus crédible.
Cette évolution se perçoit très bien si on part des oeuvres de Simone dei Crocifissi (1365) ou de Guido da Siena (1380), encore très proches de l’esthétique byzantine, pour arriver à Carlo Crivelli (1485) en passant par Pietro et Ambrogio Lorenzetti (vers 1340) et poursuivre l’évolution vers "la peinture pleine" (en trois dimensions) jusqu’au début du 16è siècle.
Cette transformation vers une représentation réaliste du monde en trois dimensions n’attend absolument pas la période dite de la "Renaissance". Au début du 16è siècle "La Renaissance" apporte seulement la touche finale.
Cette évolution technique est d’autre part commune à toute la peinture de l’Europe de l’Ouest : en Flandre, en Allemagne, en France, dans la péninsule Ibérique. Elle ne se limite pas à la peinture italienne. L’évolution au nord des Alpes, vers la peinture en trois dimensions, est tout à fait semblable à celle qui se voit en Italie, malgré les différences de style. Mais elle se perçoit un peu moins aisément car l’Europe du nord privilégiait les vitraux par rapport aux fresques. Or les vitraux plus fragiles sont moins nombreux à témoigner. Parce que aussi les tableaux de chevalet apparaissent un peu plus tardivement, ou ont été détruits par les protestants lors des guerres de religion. L’Italie est, pour cette raison qu’elle a mieux conservé son patrimoine artistique, un témoin privilégié de l’évolution de la peinture européenne.
L’histoire officielle enseigne que la Renaissance est un "renouveau", un point de départ "progressiste", "révolutionnaire", porteur de grands changements bénéfiques, de "Progrès". Cette histoire est écrite sous la pression des idéologies actuelles, nos contemporaines religions en Occident, qui déforment notre vision du monde pour la rendre conforme à leurs croyances et à leurs intérêts. En réalité la Renaissance est le point d’achèvement d’un effort poursuivi pendant plusieurs siècles, depuis l’an Mille en dates grosses, par la civilisation européenne dans tous les domaines. Et plus particulièrement dans le domaine de la peinture pour représenter le monde comme les yeux de l’homme le voient.
L’originalité de la Renaissance, en art, est ailleurs : l’Humanisme introduit des thèmes nouveaux, non religieux, inspirés par la Philosophie, la Mythologie et l’Histoire de la Grèce et de Rome. Des thèmes nouveaux qui s’ajoutent aux thèmes anciens, tirés de la religion catholique. Sans aucunement les exclure.
"La Renaissance" c’est essentiellement un retour au Passé ! Et c’est une des raisons pour laquelle l’Italie en est une des terres privilégiées :
1) Parce que l’Italie a conservé de l’Antiquité gréco-romaine bien plus de témoignages que les autres pays européens, y compris la Grèce bouleversée dès le 7è siècle par les invasions slaves et délaissée par Byzance.
2) Parce que les conquêtes turco-musulmane de l’Europe sous influence byzantine, à partir du 14è siècle, font fuir de nombreux lettrés byzantins vers l’Italie toute proche.
Toutefois l’art italien a proposé deux nouveautés, qui vont être adoptées dans toute l’Europe du nord et de l’ouest :
Une nouveauté purement technique : la perspective mathématique.
L’autre nouveauté plus essentiellement esthétique : "la maniera moderna".
La peinture gothique du nord des Alpes, les prétendus "Primitifs flamands" notamment, était parvenue à rendre la troisième dimension selon divers procédés empiriques, des "à peu près", qui aboutissaient à une vision tout à fait crédible du monde.
Mais au cours du 15è siècle les Italiens mettent au point une perspective mathématiquement exacte, qui permet une imitation parfaite de la nature sur une surface plane. L’Illusion de la troisième dimension devient complète.
En outre l’art italien (Ecoles de Florence et de Venise) fait le choix, esthétique, d’une "manière moderne", qui tend à " imiter le réel" en délimitant les contours des personnages et des objets d’une façon plus douce, plus enveloppée, plus fondue que dans le style gothique qui a toujours privilégié des lignes claires, nettes, aigues. Même dans sa version douce du "weicher style" de l’école de Coblence. Andrea Mantegna a pratiqué les deux manières : Le style gothisant, aigu, et le style plus doux, pour se conformer aux désirs d’Isabelle d’Este. Cette "manière moderne", que le "sfumato" de Léonard de Vinci résume parfaitement, va gagner toute l’Europe de l’ouest au nord des alpes.
Ces caractéristiques picturales, pleinement achevées au début du 16è siècle, se perpétuent, dans toute l’Europe, avec des accents un peu différents selon les écoles et les modes, jusqu’à la fin du 19è siècle et au début du 20è siècle.
Avec l’Art moderne, des peintres comme Manet, Dufy, Matisse, Modigliani etc… remettent au goût du jour une esthétique en deux dimensions, proche de celle de l’époque paléo-chrétienne et byzantine.
Après six siècles d’effort pour échapper aux contraintes qu’imposent la planéité de la page, du mur, du bois ou de la toile, et représenter le monde en trois dimensions, c’est la revanche de la peinture plate, une revanche qui culmine dans l’art abstrait.
Pour faire du "Nouveau", une des volontés caractéristiques de l’Art Moderne, les artistes se sont une fois de plus inspirés du passé. Mais ce n’est plus le passé gréco-romain, comme au temps de la "Renaissance". C’est l’art Byzantin, paléo-chrétien, roman et gothique qui est leur source, le plus souvent inavouée. Car proclamer que l’on fait du Nouveau avec de vieilles recettes, n’est pas idéologiquement conforme. L’artiste se proclame donc "avant gardiste", tout en visitant avec assiduité les salles du Louvre consacrées à la peinture gothique flamande, germanique, italienne !
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FROM GOTHIC TO HUMANISM, CALLED "RENAISSANCE", TO MODERN ART

The Italian painting of the 13th-15th centuries is particularly instructive: it highlights the very gradual evolution of European painting which starts from a linear style, close to the style of Byzantium and the Palaeo-Christian style ("flat painting" , In two dimensions), to arrive at the totally realistic style, which will impose itself at the end of the 15th and the 16th century (painting in three dimensions).
This evolution is already perceptible during the period of Romanesque art, but it becomes evident especially during the Gothic period. It can be very well perceived in works painted in books: The illuminations. According to the schools, the evolution is more or less rapid, but it follows the same path.
Gradually, during the 14th and 15th centuries, Italian Gothic artists succeeded in rendering more convincingly, more in conformity with human vision, the volumes of the characters, the pyschological expressions, and the perspective. The paintings gain in depth, the illusion of the third dimension on a flat surface (wall, book or easel table) is done with each generation more credible.
This evolution can be seen very well if one starts with the works of Simone dei Crocifissi (1365) or Guido da Siena (1380), still very close to the Byzantine aesthetics, to arrive at Carlo Crivelli (1485) passing by Pietro and Ambrogio Lorenzetti (circa 1340) and continue the evolution towards "full painting" (in three dimensions) until the beginning of the 16th century.
This technical evolution is also common to all the painting in Western Europe: in Flanders, in Germany, in France, in the Iberian peninsula. It is not limited to Italian painting. The evolution to the north of the Alps, towards the three-dimensional painting, is quite similar to that seen in Italy, despite the differences in style. But it is not so easy to see because northern Europe favored stained-glass windows over frescoes. But the more fragile stained-glass windows are less likely to testify. Because also easel paintings appeared a little later, or were destroyed by the Protestants during the wars of religion. Italy is, for this reason, that has better preserved its artistic heritage, a privileged witness to the evolution of European painting.
The official history teaches that the Renaissance is a "renewal", a "progressive", "revolutionary" point of departure, the bearer of great beneficial changes, of "Progress". This story is written under the pressure of contemporary ideologies, our contemporary religions in the West, which distort our vision of the world to make it conform to their beliefs and interests. In reality the Renaissance is the point of completion of an effort pursued for several centuries, since the year 1000 in big dates, by European civilization in all fields. And more particularly in the field of painting to represent the world as the eyes of man see it.
The originality of the Renaissance, in art, is elsewhere: Humanism introduces new, non-religious themes, inspired by Philosophy, Mythology and the History of Greece and Rome. New themes added to ancient themes, drawn from the Catholic religion. Without excluding them.
"The Renaissance" is essentially a return to the past! And this is one of the reasons why Italy is one of the privileged lands:
1) Because Italy has preserved much more testimony from Greco-Roman antiquity than other European countries, including Greece, which was shaken in the 7th century by the Slav invasions and abandoned by Byzantium.
2) Because the Turkish-Muslim conquests of Europe under Byzantine influence, from the 14th century onwards, caused many Byzantine scholars to flee to nearby Italy.
However, Italian art has proposed two novelties, which will be adopted throughout northern and western Europe:
A purely technical innovation: the mathematical perspective.
The other novelty more essentially aesthetic: "la maniera moderna".
Gothic painting in the north of the Alps, the so-called "Flemish Primitives" in particular, had succeeded in rendering the third dimension according to various empirical methods, "approximately", which resulted in a totally credible vision of the world.
But during the 15th century the Italians developed a mathematically exact perspective, which allows a perfect imitation of nature on a flat surface. The Illusion of the third dimension becomes complete.
In addition, Italian art (Florence and Venice Schools) makes the choice, aesthetic, of a "modern way", which tends to "imitate the real" by delimiting the outlines of the characters and objects in a style more soft, more enveloped, more melted, than in the Gothic style, that has always favored the clear lines, sharp, acute. Even in its sweet version of the "weicher style" of the Koblenz school. Andrea Mantegna practiced both ways: Gothic style, sharp, and softer style, to conform to the desires of Isabella d’Este. This "modern way", which Leonardo da Vinci’s "sfumato" sums up perfectly, will win all of Europe from the west to the north of the Alps.
With modern art, painters like Manet, Dufy, Matisse, Modigliani etc … bring to the taste of the day an aesthetic in two dimensions, close to that of the Paleo-Christian and Byzantine era.
After six centuries of effort to escape the constraints imposed by the flatness of the page, the wall, the wood or the canvas, and to represent the world in three dimensions, it is the revenge of flat painting, a revenge that Culminates in abstract art.
To make the "New", one of the characteristic wills of Modern Art, artists once again inspired by the past. But it is no longer the Greco-Roman past, as in the time of the "Renaissance". This is the Byzantine art, paleo-Christian, Romanesque and Gothic, which is their source, often not publicly aknowleged. Because to proclaim that one makes New, with old recipes, is not ideologically conform. The artist thus proclaims himself "avant garde", while visiting with diligence the rooms of the Louvre devoted to Flemish, Germanic, Italian Gothic painting!